Qui se soucie des toiles d'araignées si ce n'est comme d'un désagrément mineur, ou comme le rappel de la présence de ces prédatrices aux quatre paires d'yeux ? 

 

Mais une fois plaquées sur un fond contrasté ces toiles révèlent de magnifiques motifs que l'on pourrait lire comme des réseaux d'étoiles, des méduses des profondeurs, des tissages d'or fin, ou bien des relevés cartographiques réalisés depuis des satellites. Mieux encore, Aymée Darblay, en variant les lieux de récolte, a formulé l'hypothèse, au vu des variations constatées, que les toiles y possèdent des caractéristiques différentes. Ainsi celles qu'elle a relevé dans l'église Saint-Eustache, plus denses que les autres, évoquent des visages ou des formes animales, rappelant le phénomène de la paréidolie. 

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