Aymée Darblay réalise des sculptures et des installations autour de la notion de transition. Elle travaille sur la thématique des archétypes, conçus comme médiateurs entre les inconscients individuels et collectifs. Ces pièces s’inspirent de scènes et de personnages mythiques comme le Minotaure, Saint Georges et le Dragon, ou encore Athéna.

 

L’artiste hybride les formes et les matières, pour reproduire les mutations de la nature. Un parcours initiatique. Dans une de ses séries, elle s’attache à l’essence des arbres, considérés comme des totems. Ce sont des installations qui mettent en tension la machine et l’organique (leds/matières organiques/métal), la pulsion et la norme, l’inné et l’acquis. Elles marquent un tournant dans sa démarche de plus en plus orientée vers des transmutations matérielles, formelles, et philosophiques.

SCULPTURES

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INSTALLATIONS

Arbre de vie, 2012

Boîtes lumineuses, inox, plexiglas, matières végétales, divers, leds

300 x 250 cm 

crédit photo: Romain Mériaux Delbarre

L’oeuvre « Arbre de vie » réunit plusieurs expressions de l’artiste : la sculpture et son travail sur les boîtes lumineuses. 

 

Ses boîtes lumineuses mettent en scène des espaces intermédiaires où cohabitent les transparences, les reflets, les illusions optiques. Elles sont composées de divers matériaux chers à l’artiste. Des matières industrielles comme le plexiglas, le métal, des radiographies, un réseau électrique, fusionnant avec des matériaux organiques, tels que le bois, les toiles d’araignées, des fibres végétales… Le regard glisse vers un monde intimiste et multidimensionnel où les repères sont déstabilisés, l’artificiel se mêle au naturel. Sa démarche est alchimique : de fortes dualités (dedans-dehors, fragile-résistant, opaque-translucide, solide-volatil) visent à révéler la rencontre ou l’interface entre deux mondes.

 

Les boîtes lumineuses sont misent en réseaux à travers la sculpture du tronc, dotée d’une écorce en inox poli miroir. Cet arbre laisse apparaître sa sève lumineuse réalisée en lichen et plexiglas. L’installation interconnectée est un chemin initiatique, chaque boîte lumineuse étant inspirée d’un événement vécu ou rêvé. L’essence vitale est cristallisée, matérialisée. 

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Installations lumineuses au musée Paul Ricard, Île des Embiez, 2008

Métal, plexiglas, bois, leds

400 x 200 cm chacune (hauteur environ 200 cm). Collection du musée.