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Aymée Darblay réalise des sculptures et des installations autour de la notion de transition. Elle travaille sur la thématique des archétypes, conçus comme médiateurs entre les inconscients individuels et collectifs. Ces pièces s’inspirent de scènes et de personnages mythiques comme le Minotaure, Saint Georges et le Dragon, ou encore Athéna.

 

L’artiste hybride les formes et les matières, pour reproduire les mutations de la nature. Un parcours initiatique. Dans une de ses séries, elle s’attache à l’essence des arbres, considérés comme des totems. Ce sont des installations qui mettent en tension la machine et l’organique (leds/matières organiques/métal), la pulsion et la norme, l’inné et l’acquis. Elles marquent un tournant dans sa démarche de plus en plus orientée vers des transmutations matérielles, formelles, et philosophiques.

SCULPTURES

INSTALLATIONS

La Toile Cosmique, 2022
Éxposition "Ouvrages fantasmer le monde" avril 2022- 5 rue Beaujon 75008 Paris
Toiles d'araignées fixées sur des films transparents, aimants ,
support en métal, néons
hauteur 2m50 largeur 1m50

C’est forte de ses années au contact des araignées et de leurs toiles, qu’Aymée Darblay a travaillé avec l’astronome Sylvain de la Torre, du Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (Observatoire des sciences de l’Univers Institut Pythéas/CNRS, Aix-Marseille Université, CNES). Ce dernier, dans le cadre du projet Euclid va contribuer par ces observations à déterminer l’origine de l'accélération de l’expansion de l’univers et la nature de sa source, l’énergie noire – trace des cartographies spatiales : une toile cosmique composée à partir de l’observation des galaxies, en points répertoriés de l’univers, à différents niveaux d’éloignement et sur une même portion de ciel. En s’éloignant et en s’approchant on observe l’idée d’une structure filamentaire qui organiserai les objets matières : la fameuse toile… Dès leur rencontre s’est imposée ce parallèle, à la fois visuel, poétique et scientifique, avec les toiles d’Aymée Darblay. Les cartes de Sylvain de la Torre dont elle s’est inspirée proposent trois distances : du plus lointain au plus proche, du plus diffus au plus dense. À partir d’elles et de ses toiles d’araignée, Aymée Darblay a composé une grande installation verticale en trois dimensions, en fixant les toiles selon différents niveaux de densité : par là même elle représente ou plutôt donne à imaginer la matière infinie, la structure observée, interprétée et reportée par l’astronome.

Arbre de vie, 2012

Boîtes lumineuses, inox, plexiglas, matières végétales, divers, leds

300 x 250 cm 

crédit photo: Romain Mériaux Delbarre

L’oeuvre « Arbre de vie » réunit plusieurs expressions de l’artiste : la sculpture et son travail sur les boîtes lumineuses. 

 

Ses boîtes lumineuses mettent en scène des espaces intermédiaires où cohabitent les transparences, les reflets, les illusions optiques. Elles sont composées de divers matériaux chers à l’artiste. Des matières industrielles comme le plexiglas, le métal, des radiographies, un réseau électrique, fusionnant avec des matériaux organiques, tels que le bois, les toiles d’araignées, des fibres végétales… Le regard glisse vers un monde intimiste et multidimensionnel où les repères sont déstabilisés, l’artificiel se mêle au naturel. Sa démarche est alchimique : de fortes dualités (dedans-dehors, fragile-résistant, opaque-translucide, solide-volatil) visent à révéler la rencontre ou l’interface entre deux mondes.

 

Les boîtes lumineuses sont misent en réseaux à travers la sculpture du tronc, dotée d’une écorce en inox poli miroir. Cet arbre laisse apparaître sa sève lumineuse réalisée en lichen et plexiglas. L’installation interconnectée est un chemin initiatique, chaque boîte lumineuse étant inspirée d’un événement vécu ou rêvé. L’essence vitale est cristallisée, matérialisée. 

Installations lumineuses au musée Paul Ricard, Île des Embiez, 2008

Métal, plexiglas, bois, leds

400 x 200 cm chacune (hauteur environ 200 cm). Collection du musée.

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